Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Silence.

Publié le

Soudain, un mur tombe.                                                                              Le silence.

La peur, les larmes, les cris, la violence, tout s’évanouit doucement. Le silence.

Un silence froid de ton absence, humide des larmes de papa, calme de ton apaisement

Le silence d’une famille dont peu de choses demeurent                               

Un silence où, dans la stupeur de ton départ, les yeux tournés vers toi, nous te voyons.

Un silence dans lequel tes griffes tombées laissent le souvenir d’une main

Le souvenir de toi, le souvenir de ta vérité, le souvenir de ta substance

Un silence qui promet le temps pour pleurer tes blessures,

Blessure d’une vie qui l’a mené à son terme.

 

Je m’autorise ce temps aujourd’hui pour évoquer le seul souvenir que j’ai de toi

Une discussion entre deux femmes : l’une essayant d’attendrir l’autre pour obtenir une trêve dans sa violence, l’autre essayant de convaincre l’une de sa gentillesse pour ne pas perdre le dernier lien à sa famille. Et dans cet œil de ta tempête, nous nous sommes rencontrées. Et ce fût doux, et ce fût riche. J’espère me souvenir de ce livre que tu m’as conseillé de lire. Puisque tu n’es plus cette menace qui me forçait à me masquer, je tombe les armes et reconnait celle que tu as été à cet instant.

Puisses-tu trouver la paix. Puisses-tu être libéré de ton père, puisses-tu retrouver ta mère. Que justice te soit rendue. Puisses-tu avoir toute la douceur que ta vie méritait, le calme et l’amour auxquels tu aspirais.

 

Un mur tombe. Le silence. Paix et amour.

Voir les commentaires

A mon grand père André

Publié le

Une drôle de vie que tu as bien vécue,

Des douleurs que l’on n’a jamais sues…

Des traits grossiers que l’on devine facilement,

Un train de vie de bon vivant,

Une absence très présente,

Des paroles bien provocantes…

Oui mais André, dans tout ça

J’ai entendu ton cœur.

Il est bon, il est doux, il est là…

Il est dans quelques douceurs,

Il est dans ta gène,

Quand tes cadeaux viennent d’Helène,

Il est dans ta fierté

Quand tu m’apprends à cuisiner,

Il est dans ta colère

Quand on veut le faire taire,

Il est dans ces instant

Que j'ai su te voler,

Il est dans ces moments

Que ma mémoire a gravé,

Il est grand dans tes yeux

Quand tu plonges dans tes souvenirs

De tes frères, de vos jeux,

De vos bêtises surtout, et de vos rires,

Il est dans tes secret,

Quand tu évites les sujets,

Il est dans la poésie

De tes mains agiles,

Il est dans la douceur

De tes textes touchants.

Il est dans la folie

De ton humour facile,

Et il est dans ta peur

Face au néant.

 

Mais la mort André, n’a jamais été vide

Elle est le point final d’un livre, la fin d’une histoire

Dont la plume écrivaine dans son infidélité

à cette vie et à tout ce qui l'a coloré,

Fuis dans d’autres livres commencer d’autres histoires

Elle porte des fardeaux, oui, mais la plume est blanche.

Puisse les pages t’êtres douces à l’écrit,

Puisse notre amour toujours t’accompagner.

 

Pour nous :

Tu seras dans les chants des oiseaux,

Dans les champs de coquelicots,

Dans le regard d’un chat,

Le bruit d’une vague, le vent dans les arbres,

L’éclat de rire d’un enfant,

La douceur d’un printemps.

Puisse le vent te porter la paix,

Ici-bas, nous pardonnons, nous aimons.

Voir les commentaires

Vivant

Publié le par Faustine

 

Si les racines traversent le temps,

Si les enveloppes s'envolent au vent,

Qui sont ces avatars

Qui dansent sous mon regard?

 

L'île des allèles se perd sous leur flux...

Qu'importe! La fin justifie les moyens.

L'éclair de couleur ne sera bientôt plus,

Quelle chance d'être là ce matin.

Voir les commentaires

Comme un premier pas dans le sable

Publié le par Faustine

Je porte mon corps à bout de bras,
Je le secoue pour qu’il oublie.
Je brûle les membres meurtris
Mais je ne regarde pas.
Je ne regarderai plus.
Je ne verrai plus.
Comme un premier pas dans le sable,
Un peu timide, un peu curieux
Juste pour s’éloigner.
Comme un chemin dangereux,
Un sol à peine palpable,
Juste pour s’éloigner.
Comme un coup d’œil interdit,
Vers un monde inconnu,
Juste pour s’éloigner.
Comme une main tendue
A n’importe qui,
Juste pour s’éloigner.
Ne pleure pas, ne pleure plus,
L’enfant en toi ne l’a jamais su.

Voir les commentaires

A mon grand père...

Publié le par Faustine

Dans grand père il y a grand,

Et moi, mon grand-père, c’était un géant.

Il avait des grandes mains fortes et solides pour pouvoir toujours nous aider,

Il connaissait toutes les routes pour pouvoir toujours venir nous chercher.

Il savait tout bricoler pour pouvoir toujours tout réparer

Il avait des grandes oreilles pour pouvoir toujours entendre et écouter

Il avait des grandes lunettes rondes pour pouvoir me lire mes histoires

Et il avait toujours une bouteille de champagne pour nous dans le placard.

Dans grand père, il y a père

Et je suis la chair de sa chair.

Il a éclairé mon chemin, toujours en direction du bonheur.

« Ma petite reine, si ça te plait c’est le plus important»

Puis les rôles se sont inversés, et ce fut un honneur

De prendre à mon tour soin de toi pendant un temps.

Tu es parti trop vite mais personne ici ne t’en veut,

Tu as enfin retrouvé notre Brieuc…

Voir les commentaires

A mon grand frère...

Publié le par Faustine

Voici ta dernière expérience

Pour échapper à la douleur…

Comme une toute dernière chance

De reposer ton cœur…

Tu sais, comme ça, tu me fais un peu peur…

Mais je souris comme peut sourire une petite sœur

Devant les bêtises d’un grand frère

Ou le repos d’un être cher.

Brieuc… Je suis désolée… Tellement désolée

De la souffrance que tu as dû endurer…

Tu sais, je voudrais que tu ouvres les yeux,

Mais s’il n’y a pas de souffrance sans vie, Brieuc,

Reste là… Repose en paix… Fuis…

Fuis nous, fuis toi, fuis le monde et le bruit…

Nous souffrirons tous pour toi,

Alors dors. Ne t’en fais pas.

Il est beau mon frère… Il est fort !

Je n’ai pas peur qu’il se perde dans la mort.

Il a toujours tout su, mon frère,

A nous apporter des choses extraordinaires...

Souvenirs...

Voir les commentaires

Voltaire

Publié le

Que deviennent et que m'importe l'humanité, la bienfaisance, la modestie, la tempérance, la douceur, la sagesse, la pitié, tandis qu'une demi-livre de plomb tire de six cent pas me fracasse le corps, et que je meurt à vingt ans dans des tourments inexprimables, au milieu de cinq ou six mille mourants, tandis que mes yeux, qui s'ouvrent pour la dernière fois, voient la ville où je suis né détruite par le fer et par la flamme, et que les derniers sons qu'entendent mes oreilles sont les cris des femmes et des enfants expirants sous des ruines, le tout pour les prétendus intérêts d'un homme que nous ne connaissons pas?

Dictionnaire philosophique

Voir les commentaires

Notre vie....

Publié le par Faustine

Notre vie....

La vie est triste... La vie est triste parce que, pour découvrir des choses, il faut en laisser d'autres. La vie est triste parce que si on ne découvre rien on s'ennuie trop vite. La vie est triste parce qu'on ressent moins un bonheur qu'un malheur, que les regrets viennent trop tard (sinon ce ne serait d'ailleurs pas des regrets), que ce que nous contrôlons est tellement peu de chose par rapport ce qui nous échappe, que nous ne sommes jamais sûre de rien, que rien n'est jamais assez bien jusqu'à que cela nous échappe, que la vie fait peur, que la mort fait peur, que les gens font peur, que l'inconnu fait peur, que tout est inconnu...
La vie est triste, oui, mais ma vie triste à moi est un bonheur à vivre quand tu es là...


♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ Doudou ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥ ♥

Voir les commentaires

Band of Brothers

Publié le par Band of Brothers

Voir les commentaires

Manifeste contre la Corrida

Publié le par D.F. et D.C

Manifeste contre la Corrida

La corrida tue chaque année 10 000 taureaux en France.

Ils meurent épuisés, ensanglantés et torturés sans espoir aucun ; sans que cette barbarie soit une nécessité.

Je déclare que je me lève contre la corrida. Je déclare qu’il s’agit de torture, de massacre.

De même que je réclame l’exemption des taureaux, je réclame l’abolition de la corrida.

Corrida :

Mot qui semble exprimer un jour de fête, un rassemblement du peuple autour d’une attraction, le spectacle d’un homme aux valeurs exceptionnelles, aux qualités incroyables. Lutter contre cela, c’est oublier sa propre culture, c’est être coincé et ne pas savoir s’ouvrir.

Corrida :

Mise à mort d’un taureau qui n’a d’autre choix que de se battre jusqu’à son dernier souffle devant une foule qui applaudit sa douleur. Lutter contre cela, c’est s’ouvrir au-delà du passé, c’est voir la bête dans l’arène, c’est savoir son sang couler malgré elle.

L’abolition de la corrida n’est pas le but ultime de notre combat. Au contraire, elle ne correspond qu’à l’exigence la plus élémentaire, ce sans quoi la lutte pour le respect envers les animaux ne peut pas commencer.

De plus, nous parlons ici d’un problème de la population. La corrida, c’est l’adoration de la souffrance et de la mort, voir une banalisation de la violence. Personne ne devrait pouvoir emmener un enfant voir un animal torturé à mort. Personne ne devrait apprendre à acclamer le sang.

Je réclame la suppression de la loi autorisant la corrida.

Manifeste contre la Corrida

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 > >>